Bon Chic Mauvais Genre #81: USA Vs Asia ! @ Cinéma Le Majestic Lille, Sainte-Maxime [12 janvier]

Bon Chic Mauvais Genre #81: USA Vs Asia !


322
12
janvier
19:00 - 23:30

 La page de l’événement
Cinéma Le Majestic Lille
59800 Sainte-Maxime
BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double programme consacré au cinéma transgressif, délirant, rare et précieux – programmée par les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille en partenariat avec les sites Matière-Focale.com et la revue Distorsion – revient ce vendredi 12 janvier avec deux grands films réalisés par deux monstres du cinéma américain!

Voilà qui sera l’occasion de visiter les bas-fonds des USA, d’une part, et de faire aussi un clin d’oeil à l’Asie! Car dans ces deux films, nous nous plongerons dans le monde iconoclaste de la communauté asiatique… vu par le prisme ‘ricain! Une rencontre qui va être détonante, voire délirante, sur tous les points.

On commencera à 19h00 par l’immense L’ANNEE DU DRAGON du grand Michael Cimino, c’est à dire par un polar costaud et noirissime dans lequel explose un Mickey Rourke au sommet de sa forme, et où les scènes d’anthologie (celle de la fusillade dans le restaurant par exemple), totalement sublimes sont nombreuses, au profit d’un propos subtil et étonnant.

Puis, à 21h30, nous retrouverons John Carpenter dans un des films les plus beaux de sa filmographie. Ce sera LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN, film d’action baigné de fantastique où on découvre que, derrière la façade, les USA abritent un monde asiatique imprégnée de magie et de sortilèges. Un hommage à la fois drôle, échevelé et respectueux de Carpenter au cinéma asiatique qu’il adore, conduit par un Kurt Russel hallucinant aussi à l’aise dans l’action que dans la comédie. Un très grand film qui avait disparu des radars mais que nous présenterons en copie restaurée!

En bref, on est pas là pour poser du parquet: ça va dépoter

19H00: L’ANNEE DU DRAGON de Michael Cimino – USA – 1985 – 134min – VOSTFR- copie 35mm
Avec: Mickey Rourke, John Lone, Ariane Koizumi, Raymond J. Barry, Caroline Kava, Eddie Jones, Joey Chin, Victor Wong, Dennis Dun…

Stanley White, vétéran du Vietnam, est un flic new-yorkais dur à cuire mais très respecté. Muté dans le quartier de Chinatown, il doit enquêter sur l’assassinat d’un représentant important de la communauté chinoise. Mais White n’a pas que ça en tête. Il veut aussi bien nettoyer le quartier de ses petits délinquants que démanteler les réseaux mafieux qui alimentent le marché de la drogue. Contre l’avis de sa hiérarchie, il se lance dans une croisade infernale contre les triades et se heurte très vite à l’inquiétant Joey Tai (John Lone), jeune loup de la mafia asiatique qui compte bien révolutionner les triades de l’intérieur et tout contrôler à Chinatown…

Réalisé cinq ans après l’enfer de la sortie de son pourtant magnifique LA PORTE DU PARADIS (qui ruina la compagnie United Artists et mettra son réalisateur au banc du monde artistique), Michael Cimino retrouve enfin le chemin des plateaux avec ce polar sombre, écrit par Oliver Stone. Si le film semble tisser une trame relativement classique, le réalisateur américain signe une œuvre flamboyante et lyrique, mais également sombre qui n’hésite pas à dépeindre une Amérique en pleine déliquescence, dont toutes les valeurs semblent se retourner contre elle. L’ANNE DU DRAGON est aussi une œuvre à la mise en scène flamboyante, parfois baroque mais qui décrit avec moults nuances et paradoxes un pays sans concession et un héros à l’âme sombre, quelque part entre John Wayne et Dirty Harry. C’est ce parti-pris dur et « hardboiled » qui vaudra au film d’être attaqué sur son pseudo racisme (une polémique qui semble bien ridicule maintenant que le temps est passé). Réalisé en plein milieux des années 80, à une époque où s’installent en haut du box-office un cinéma grand public qui fait la part belle aux héros « de fantaise » (Indiana Jones) ou aux ersatzs de Rambo bodybuildés -bref, en plein cinéma entertainment-, suivre un héros obstiné, dur et ambigu comme Stanley White, et dresser le portrait contrasté et implaccable des USA de l’époque, ménera le film de Cimino à un échec cuisant.

Et pourtant… Le réalisateur culte de VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER soigne sa copie et livre une mise en scène impeccable et personnelle qui ne lésine pas sur les morceaux de bravoures (beaucoup de scène sont simplement scotchantes) et qui se remet toujours en cause. Les décors sont magnifiques, et cadre et photo font l’objet d’un soin maniaque. Malgré sa noirceur, L’ANNEE DU DRAGON est autant une fresque sociétale qu’un film épique et enlevé qui n’hésite pas à offrir un spectacle lyrique et intense, donnant à ce long-métrage une force phénoménale. Le film est aussi habité que l’impeccable Mickey Rourke, dont la rage désespérée transcende un scénario ciselé et nerveux. La maîtrise du rythme et de l’intensité qui monte en crescendo cloue le spectateur au fauteuil, le plonge progressivement dans un enfer urbain jusqu’au final épique et hallucinatoire.

Un très grand film, donc, au casting impeccable: John Lone, remarqué dans LE DERNIER EMPEREUR en jeune chef de triade, mais aussi Joey Chin (qu’on avait vu à bcmg dans KING OF NEW-YORK), et les toujours excellents Dennis Dun et Victor Wong, déjà à l’affiche du JACK BURTON… de Carpenter! C’est bien fichu!

Voilà l’occasion de découvrir ce film sur grand écran dans l’écrin de sa copie 35mm!

21H30: LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN (BIG TROUBLE IN LITTLE CHINA) de John Crpenter– USA – 1986 – 99min – copie numérique restaurée (dcp).
Avec: Kurt Russel, Kim Cattrall, Dennis Dun, James Hong, Victor Wong, Kate Burton, Donald Li…

San Francisco, dans les années 80. Jack Burton, chauffeur routier bourru et vantard 100 % américain, accompagne son ami Wang à l’aéroport où ils doivent retrouver la fiancé de ce dernier, la belle Miao Yin. Mais à peine débarquée sur le sol américain, la jeune femme est enlevée! Burton et Wang n’ont d’autres choix que de plonger dans le Chinatown underground pour la retrouver. Hélas, Miao Yin n’a pas été kidnappé par n’importe qui. Elle est aux mains de Lo Pan, un grand sorcier, qui compte bien, comme le veut la tradition, sacrifier la jeune fille aux yeux verts pour retrouver son enveloppe charnel et gagner l’éternité… Un défi de taille pour Jack Burton!

On sait que Carpenter voue un culte au cinéma de Hawks ou de Capra. Mais ce qu’on sait moins, c’est que le réalisateur adore également le cinéma asiatique (Kurosawa, bien sûr) et surtout hong-kongais, notamment celui du Tsui Hark dont il est très fan du ZU, LES GUERRIERS DE LA MONTAGNE MAGIQUE. Big John réalise donc un film d’aventure et d’action échevelé, véritable déclaration d’amour à ce cinéma asiatique, tout en restant 100 % américain. Kurt Russel, dans un de ses meilleurs rôles ici, campe un Burton bourru qu’on peut qualifier d’anti-héros, comme une espèce de caricature de John Wayne, très souvent dépassé par des situations qui lui échappe complètement ou auxquels il ne comprend pas toujours grand-chose. Il y a donc un double décalage, entre les cinémas U.S et asiatiques, mais aussi entre le film d’action léchouillé, moulé au lait cru et la comédie complètement décalé qui surprend son monde constamment! C’est qu’on retrouve au scénario W.D Richter, réalisateur culte du sublime LES AVENTURES DE BUCKAROO BANZAÏ DANS LA 8éme DIMENSION, un homme qui regorge d’inventivité et dont le courage scénaristique n’est pas à prouver…

JACK BURTON est donc une comédie d’action surprenante et iconoclaste que Carpenter traite avec sa maestria habituelle: le découpage est superbe, les décors ultra-soignée, et les effets spéciaux magnifiques. On retrouve totalement la patte du réalisateur.

La restauration du film -très mal accueilli à l’époque (sans doute en avance sur son temps car revendiquant son inspiration asiatique, ce qui était rare alors), mais devenu culte avec le temps-, est l’occasion de le reprojeter et de constater que c’est bien, à l’évidence, l’un des meilleurs films de Carpenter.

Dr Devo.

Dress-code de la soirée (1 dvd à gagner pour le meilleur déguisement !): flic, mafieux, trafiquant, tout ce qui a rapport avec l'Asie, mannequin, journaliste, vétéran du Vietnam, routier, redneck, vieillard, as des arts martiaux, Bruce Springsteen ou spectateur du Majestic. Les prix pour le concours de déguisement sont donnés au début de la deuxième séance!

Réservations possibles dés le lundi 8 janvier 2018 à la caisse du Cinéma Majestic à Lille. Soirée proposée par le site Matière Focale.com, le magazine Distorsion et les projectionnistes du cinéma Majestic. Tarifs: 13 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Les cartes UGC illimitées fonctionnent pour les deux films!

Invitez vos amis via cette page!

Prochaine séance de Bon Chic Mauvais Genre: le 2 février 2018, spéciale «Promenons-Nous dans Les Bois», avec EVIL DEAD de Sam Raimi et CARNAGE de Tom Maylam.

Retrouvez BON CHIC MAUVAIS GENRE sur Twitter:
twitter.com/BCMGlille

Découvrez le travail de Lammakian Samsenesena (créateur des affiches BCMG), sur:
lammakian.wordpress.com/
Discussion
image
Seulements les utilisateurs enregistres peuvent ecrire les commentaires.
Passez vitement l'enregistrement ou l'autorisation.

Les événements le plus attendu à Lille :

Color Me Rad Villeneuve-d'Ascq 2018
Le Stadium
Nuit De La Bière 2018
Place Rihour, 59800 Lille, France
Amelie Lens - Farrago - Matthus Raman
L'Aéronef
★ Complet - La Rue Kétanou - Wazemmes l'Accordéon
Maison Folie Wazemmes, Lille
► La Louche d'Or #18 ◄
Maison Folie Wazemmes, Lille
★ Le Bal du Cheval Blanc 2018 ♘
Le Grand Sud
North Summer Festival 2018
Stade Pierre Mauroy
Route du Louvre 2018
La Route du Louvre
Nabucco Live : un opéra en région
Opéra de Lille
Roger Waters Lille
Stade Pierre Mauroy
Les événements les plus populaires dans votre fil de nouvelles